lundi 7 décembre 2009

"Uni" ou "uni", telle est la question !


Quelle est la différence entre les États-Unis d'Amérique (ou les Émirats Arabes Unis) et les Nations Unies ?

A première vue, il n'y en a pas. Bien sûr ce sont deux notions totalement différentes ,la première renvoyant au pays de l'Oncle Sam, la seconde à une organisation internationale. Mais intéressons nous plutôt à l'adjectif commun utilisé, à savoir "uni". Le premier est au pluriel masculin tandis que le second est pluriel féminin... Merci de l'avoir fait remarquer !

C'est dans une comparaison linguistique que l'on peut percevoir un semblant de nuance. Le monde anglophone, au même titre que la France, ne fait pas de distinction entre les "United Nations" et les "United States of America". A croire que je veux vraiment chercher la très énervante aiguille dans la fameuse botte de foin... Pourtant nos voisins germanophones font une différence peut-être minime mais tout du moins présente entre ce même "uni" ou "united". "Die Vereinten Nationen" versus "die Vereinigte Staaten von Amerika". Quel intérêt et surtout pourquoi donc distinguer entre "vereinten" et "vereinigte" ?

Par les deux notions, il s'agit d'union, quelque chose d'assemblé et de commun. Pourtant tout dictionnaire germano-français donne pour le premier "uni" et pour le deuxième "réuni". Comment donc justifier et expliquer cette différence à un étudiant français (ou anglophone) ? Pas facile dans tous les cas... Même pour un Professor Doktor, surpris sans doute par la question (de sciences politiques, je vous l'accorde mais je n'avais malheureusement pas sous la main un linguiste de Germanistik).

Les Vereinigte Staaten von Amerika renvoient à une réunion résultant d'un processus historique de rassemblement d'États, devenus par là-même, fédérés. Pas la peine de retracer ici l'histoire de la construction des USA pour savoir qu'au départ les 50 States n'étaient que 13 du fait de l'extension du territoire américain entre 1787 et 1959. Les 50 États américains forment ainsi les États-Unis d'Amérique, un pays souverain et internationalement reconnu. D'une part, donc la notion de processus aboutissant à un État distinct. De l'autre, les Vereinten Nationen renvoie à une union dans le sens d'un assemblage donné. Les 192 signataires de la Charte des Nations Unies se sont mis ensemble d'accord sur un certain nombre de sujets et prennent des résolutions communes. Et il n'existe pas d'État "Nations Unies" qui représenterait tous les États-membres. Ce qui serait d'ailleurs bien impossible à envisager...

Ici réside toute la différence entre l'uni et l'uni, celle-ci mise en lumière par la langue de Goethe. L'adjectif utilisé dans les Nations Unies évoque l'idée d'une union-assemblage (plusieurs États souverains) tandis que celui employé dans les États-Unis d'Amérique évoque la notion d'union-fusion (plusieurs États dans un ; E Pluribus Unum). Ainsi, ne m'aventurant pas jusqu'à dire que la langue française contient une erreur, la distinction telle que celle faite par l'allemand reste difficilement transposable en français : Nations Unies et États-Unifiés d'Amérique ?

Bref, tout cela pour en venir à quelle conclusion ? Simplement pour dire que l'on peut apprendre sur sa propre langue maternelle par le biais d'une langue étrangère...

vendredi 27 novembre 2009

L'étudiant est roi en Allemagne !

Après un mois de présence en cours – entre Vorlesung et Übung – je voulais livrer mes premières impressions, non sur le contenu des cours, mais sur la perception du français que je suis de la réalité universitaire outre-Rhin. Le principal constat est que (à l'image de ce que devrait être le client dans un restaurant – cela ne justifiant pas tout comportement bien sûr), sur le marché particulier des études, la Demande est reine. Ce qui signifie que l'Offre (professeurs et docteurs es qualité pour ceux qui auraient des soucis de compréhension) s'adapte aux étudiants : l'étudiant est en réalité maitre chez lui !

L'une de mes premières et sans aucun doute plus fortes découvertes concerne le rapport entre l'étudiant et le professeur, même si j'avais là-dessus une certaine idée au départ. Ainsi, il n'est pas rare de voir, en pleine Vorlesung (l'équivalent allemand d'un amphi), le professeur poser une ou plusieurs questions et attendre les réactions des étudiants. Ce cheminement, peut-être tiré de la méthode de Platon, permet au professeur d'aiguiller et d'aiguiser la réflexion et la critique de l'étudiant. Il est également tout à fait normal de lever la main en cas de question et d'interrompre le cours afin que le prof fournisse des explications ou reprenne tout simplement ce qu'il venait de dire. Chose qui n'est pas fréquente dans le système universitaire à la française.
Je pense que l'on voit très facilement par cet exemple que le rapport Offre de connaissance / Demande de connaissance se situe sur un pied d'égalité en Allemagne, tandis que le système français est plus dans une logique de domination du professeur sur l'étudiant (voir en ce sens, l'estrade indispensable). Pour schématiser rapidement, le professeur communique des savoirs aux étudiants (appelés pour l'occasion Monsieur/Madame – on fait les choses bien en Allemagne quand même ! ) dans un système tandis que dans l'autre, le professeur dicte des connaissances à des élèves. À voir, lequel porte le meilleur résultat ...

Cette première analyse ou impression faite, d'autres coutumes pour ainsi dire peuvent frapper un étudiant français, qui ne s'attend pas à découvrir un monde universitaire différent. Il est plus que fréquent de voir nombreuses bouteilles d'eau en cours accompagnant quelques sandwichs typiques bavarois sur les bancs de l'université. D'autant que les allemands ne connaissent qu'une seule eau – autre que la bière bien sûr – à savoir l'eau gazeuse ... Ce qui ne passe absolument pas inaperçu, lorsqu'un étudiant se trouve déshydraté ... Peut-être un peu plus surprenant (mais sans aucun doute légèrement moins que la suite) sont les sorties de cours. À n'importe quel moment des 2 heures de cours (soit dans le système allemand ... 90 minutes), l'étudiant peut se permettre de sortir de cours, et ce, pour n'importe quelle raison : autre cours en même temps, toilettes, eau ... L'autre jour, une étudiante est même sortie de cours pour répondre à son téléphone portable ... J'ai envie de dire : normal !
Last but not least (ce qui, à n'en pas douter reste la chose la plus effrayante pour un étudiant français), on peut sans problème se ramener en cours avec ... son gosse ou, encore mieux, son chien ! Ainsi, conjuguer études et vie familiale (et posséder un animal domestique, docile et obéissant – encore heureux d'ailleurs ! ) est tout à fait possible outre-Rhin. Et ce n'est pas forcément mal perçu. Bien sûr pauvres français que nous sommes, se retrouver en face d'une étudiante/maman allaitant son enfant en plein cours, parce qu'il a tout simplement faim, reste une chose assez ... peu commune voire perturbante !
Bref, tout ça pour quoi ? Seulement pour dire que, d'un point de vue français, l'étudiant allemand est maître en son domaine ! À méditer, sans aucun doute ...

jeudi 5 novembre 2009

La victoire bordelaise vue de l'autre côté du Rhin

Voilà le coup de sifflet final retentit dans le stade déjà à moitié vide du Bayern München et la désillusion de nos " amis " bavarois (peut-être pas pour l'occasion...) peut facilement se lire sur leurs visages. 2-0 chez soi en terres non allemandes mais bavaroises après s'être fait infliger un 2-1 (qui aurait pu être encore plus sévère à n'en pas douter) à l'extérieur. Cet extérieur n'étant même pas allemand mais bien outre-Rhin, français et ... bordelais !
Voilà c'en est fini des rêves munichois de devenir champions européens cette année et par la même occasion de faire oublier à leurs supporteurs le début de saison difficile, voire peut-être même catastrophique (6è après 11 journées et 19 points récoltés sur 33 possibles). D'ailleurs ça n'a pas raté, les journaux allemands ont dès le lendemain commenté cette défaite et en tête de liste on peut relever de nombreuses critiques envers l'entraineur Louis VAN GAAL (en place depuis 2009). Voir en ce sens, Bild, dont l'un des principaux titres est " Bayern katastrophgaal ". Et on parle même d'un changement d'entraineur malgré le contrat de 2 ans signé l'année dernière : Roberto MANCINI (ex-technicien de l'Inter de Milan) pourrait ainsi le remplacer prochainement (selon le site sport.24.com).
Mais laissons-là les pronostics et les commentaires (de gens beaucoup plus affutés et aptes à parler de ce genre de choses) pour se concentrer sur le ressenti d'un français en terres hostiles, lors des matchs aller et retour opposant les Girondins de Bordeaux et le Bayern München.
Tout d'abord, soyons francs, je ne suis pas un supporteur invétéré du foot ni de l'équipe bordelaise. À choisir une équipe française je pencherai pour le Stade Rennais (...) même si je dois le reconnaître le style de jeu de Bordeaux me plait de plus en plus. Bref, pour dire la vérité, rien que la vérité et toujours la vérité, la veille du match aller je ne savais même pas qu'il existait, jamais entendu parler ou jamais voulu en entendre parler ! Mais malgré tout me voilà transporté à la Theke et là découverte : un grand écran, des supporteurs munichois, des chopes de bières ... Bref l'ambiance d'un match de foot en Allemagne. Et là, deuxième découverte : c'est bel et bien le Bayern München qui joue à l'extérieur en terres bordelaises. Tout de suite, par instinct de contradiction, par élan patriotique surement, ou par je ne sais quel sentiment ou réaction, je me vois supporter les Girondins. Un français en Bavière se doit de supporter Bordeaux par l'analogie cérébrale toute simple suivante : Girondins de Bordeaux = Bordeaux = ville française = France !
Bref me voilà installé bien comme il faut à la Theke autour d'une bonne Helles et de quelques supporteurs concentrés. Seuls 2 français osent se manifester pour l'occasion... Ayant loupés le début du match, nous partons avec un handicap : Bordeaux est mené 1 à 0 au bout d'un quart-d'heure de jeu. Bon ce n'est pas grave, il y a encore du temps et somme toute, je crois aux chances bordelaises. Je dois le reconnaître, je suis très optimiste quand joue une équipe française, peut-être un peu trop des fois... À mettre sur le compte du patriotisme (bien que n'étant pas patriote " en temps normal "). Après la commande d'une petite sœur, la remontée victorieuse de Bordeaux se met en place et là renversement total de l'ambiance dans la salle : les supporteurs bavarois deviennent plus tendus et les deux français (nous en fin de compte) se mettent petit à petit à s'affirmer dans l'adversité, tel le village gaulois d'Asterix face aux romains ! Irréductibles, sûrs de soi et forcément très expressifs... Au moment où Bordeaux prenait l'avantage au score, on n'entendait plus que deux voix à la Theke ! À la fin du match, le serveur du bar, fair-play (il faut l'avouer et le reconnaître), nous a apporté une bouteille de mousseux au nom de la victoire bordelaise ! Dé-li-ci-eu-se ! Puis, on s'est pris à chanter la Marseillaise à deux reprises : il fallait quand même montrer qui était le chef, par Toutatis !! Une très bonne soirée à n'en pas douter (pour certains au contraire, l'après-match a été très dur : ainsi le coloc d'Anais semblait aux bords des larmes ...)
La trêve entre les deux matchs n'a pas été de tout repos surtout dans une WG remplie d'allemand(e)s dont 2 inconditionnels … du Bayern, évidemment. Donc j'ai eu le droit à à peu près tout : l'équipe bavaroise a mal joué, mais le match retour sera complètement différent ; cette fois Bordeaux sera à l'extérieur dans un stade aux couleurs de l'équipe locale ; deux jours avant le match, on a refait le match aller sur console (où j'ai perdu 2-1) ; le soir, on a même parié 50 cents sur l'issue du match. Forcément je prenais part au jeu et je chambrais mes colocs. Bref, le match arrive après une revue en règle des troupes : nous (français) devons nous retrouver pour regarder le match ensemble et supporter encore une fois les Girondins. Et là c'est l'hécatombe dans les rangs bavarois : le fil du match ne correspond pas du tout mais alors pas du tout au scénario envisagé a priori (oups, désolé la part de juriste qui est en moi ressurgit !). Outre le fait de ne pas ouvrir le score, le Bayern est vite dominé dans le jeu et au score. Et là, c'est la catastrophe, l'effarement total dans le bar, on sent la crispation sur tous les visages et nous (pauvres français : bah oui je veux dire, c'est pas notre faute si Bordeaux gagne quand même !) faisons beaucoup moins de bruit, de peur de voir une pinte voler à travers la salle. Bref, plus le temps s'écoule, plus les supporteurs se taisent et plus Bordeaux domine jusqu'à en planter un deuxième. De notre côté c'est une joie mitigée : exultation totale (intérieure) mais néanmoins tempérée (extérieure).
Cependant par respect pour les vaincus, la France s'est montrée soft ce soir-là, et on n'a ni chanté ni sorti le drapeau français (ramené quand même exprès pour l'occasion par Johann !). Après le match, j'appréhendais un peu le retour (triomphal) à la WG de peur de me voir expatrier ou répudier par certains de mes colocs... Mais finalement tout est rentré dans l'ordre : j'ai rejoint sans encombre ma chambre et Bordeaux continue son chemin dans la coupe européenne !

vendredi 2 octobre 2009

Le Bundestag : un organe législatif au mode d'élection complexe ?

Le système politique outre-Rhin se compose de 5 organes constitutionnels, que sont le Bundestag, le Bundesrat, le Bundespräsident, le Bundesregierung et le Bundesverfassungsgericht. Le Bundestag forme avec le Bundesrat l'essentiel du pouvoir législatif dans le système politique allemand tandis que le Bundespräsident et le Bundesregierung personnifie le pouvoir exécutif. Le Bundesrat représente les 16 Länder qui disposent chacun de 2 représentants issus du gouvernement du Land (Landesregierung). Au total, 32 personnalités siègent au Bundesrat, organe montrant de fait l'appartenance de l'Allemagne à un système de type fédéral. Afin d'étudier plus précisément le Bundestag, il convient de s'interroger sur les fonctions remplies par celui-ci qui permettent de définir le régime politique de l'Allemagne avant de définir son mode d'élection complexe mais logique.

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Le Bundestag est représentatif de toute l'Allemagne depuis la réunification du 3 octobre 1990. À partir de 1991, il se réunit à Berlin au sein du Reichstag, après avoir été depuis 1949 à Bonn. Le premier Parlement allemand est instauré suite au Printemps des Peuples de 1848 et rédige des " Droits fondamentaux du Peuple allemand " que l'on retrouve aujourd'hui dans la Grundgesetz.

Le Bundestag est l'organe législatif le plus important dans la mesure où, outre le travail législatif (proposition de loi et vote consécutif), le contrôle sur l'action de l'exécutif et le pouvoir budgétaire, il élit également le Chancelier (Bundeskanzler/in) pour un mandat de 4 ans. Ce processus défini à l'Article 63 GG (Grundgesetz : constitution allemande introduite le 23 mai 1949) débute par la proposition par le Bundespräsident de noms de candidats ; est élu le candidat qui obtient la majorité absolue au sein du Bundestag. En cas d'échec en première phase, le Bundestag a l'initiative afin de proposer le candidat à la chancellerie (cf illustration 1). Ce dernier a donc une réelle influence sur le pouvoir exécutif, composé à la fois de la chancellerie et des ministres fédéraux (choisi par le chancelier). De ce fait, le système politique allemand équivaut à un régime parlementaire, dans la mesure où la souveraineté populaire (personnalisée par le vote du peuple) est détenue par le Bundestag. A contrario, la France se trouve dans le scénario d'un régime semi-présidentiel depuis 1962 avec l'introduction de l'élection de la présidence de la République au suffrage universel direct (et ce, au même titre que l'Assemblée Nationale). À noter cependant que le vote au suffrage universel direct est essentiel à la souveraineté du Bundestag mais il n'est pas suffisant : c'est par le biais de la Grundgesetz que le Bundestag est pleinement souverain (le Bundesverfassungsgericht, " Conseil Constitutionnel allemand "). Ainsi, il reste bien évidemment soumis à la Constitution allemande.

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Après avoir sommairement défini le rôle du Bundestag, il est nécessaire d'évoquer son mode d'élection, qui est l'une des particularités les plus complexes du système allemand pour bon nombre d'étrangers. La suite a pour vocation d'essayer de clarifier autant que possible cela. Chacun des potentiels 62 millions de votants allemands (potentiels au vu de la participation catastrophique aux législatives de septembre 2009) dispose d'un bulletin, dans lequel doit être fait 2 votes (cf illustration 2). Le premier vote (Erststimme, colonne de gauche) se fait sur une personnalité politique qui est élue à la majorité simple. À noter que le métier ou la fonction du candidat ainsi que son adresse figurent à côté de son nom et de son parti. Le candidat, élu à la majorité des voix, devient par conséquent le représentant d'une circonscription électorale (Wahlkreis) et siège directement au Bundestag. On obtient par ce procédé la moitié du Parlement allemand, soit 299 sièges (sur 598 fixes). Le second vote (Zweitstimme, colonne de droite) concerne un parti politique, qui, pour pouvoir être représenté, doit rassembler plus de 5% des votes au niveau national. Ce vote à la proportionnelle détermine la composition finale du Bundestag tout en complétant la seconde moitié du Bundestag. En cela réside toute la complexité ou l'originalité (chacun choisira le terme qui lui convient) du système allemand. Vu que les représentants directs ont obligatoirement un siège et que le second vote finalise la répartition finale des forces politiques, il est fréquemment nécessaire (en pratique tout le temps) de rajouter des sièges en sus des 598 sièges inamovibles. Ainsi, la composition du Bundestag pour la période 2005-2009 était la suivante : 598 parlementaires auxquels étaient rajoutés 16 autres membres. Suite aux élections législatives du 27 septembre 2009, 622 députés sont présents au sein du Bundestag, soit 23 " députés rajoutés " (disposant d'un Überhangmandat cf illustration 3).

Plusieurs explications sont avancées à ce " vote 2 en 1 ". La recherche du consensus, qui se définirait ici par la recherche de l'adéquation État fédéral et État fédéré (l'échelon inférieur étant plus proche des citoyens), est un des arguments principaux. En effet, un citoyen lambda peut trouver en un candidat pour un siège direct (Erststimme) la personnification de l'intérêt de son canton tout en votant pour un autre parti sur son second vote par habitude, militantisme ou conviction. Cependant, il est à rappeler que le second vote prime le premier, vu qu'il organise la répartition des forces politiques au sein du Bundestag. Ainsi les électeurs indécis font en fin de compte un choix conscient ou non en décidant de voter en second lieu pour tel ou tel parti.

Bienvenue dans l'auberge bavaroise !

Bonjour à tous et toutes !

Ça y est ! Je m'y suis mis. Après maintes réflexions, je me suis dit qu'un blog possédait pas mal d'avantages malgré plusieurs inconvénients : contraintes au niveau de la prise en main, de la mise à jour, de la réflexion ... Mais un blog permet également de rester au contact avec ceux (et celles) resté(e)s en France, de vous tenir au courant de ce qui se passe dans ce "trou paumé" qu'est Eichstätt ! Ainsi, comme la plupart des 3A de Sciences Po Rennes qui partent un an à l'étranger (en université ou en stage), j'ai décidé d'ouvrir ce blog.

Après cette décision, encore fallait-il trouver un nom ! Mais contrairement à la première phase, j'avais déjà le nom en tête. L'auberge espagnole étant un très bon film sur les péripéties d'une année à l'étranger réalisé par C. KLAPISCH en 2002 (http://www.cedric-klapisch.com/films/aubergeespagnole.html), je voulais y faire un clin d'oeil. En effet, outre le fait de passer 2 ans en Bavière, je me retrouve dans une colocation à 8 composée uniquement d'allemand(e)s ! Ce qui correspond parfaitement à l'idée du film et l'imagination ou le vécu d'une année extra muros : on y apprend beaucoup plus que la langue ! Et c'est bien mieux comme ça.

N'ayant encore qu'une vague idée du contenu, j'en dresserai ici qu'une ébauche rapide. Mon intention est de mêler loisirs et réflexions (quel grand mot ! ), soit allier photos, découvertes avec analyses, comparaisons franco-allemandes et actualités outre-Rhin. De toute façon, le lecteur (la lectrice... habitude allemande de toujours faire primer partout la parité ; donc pas de lecteur au sens humain mais un lecteur masculin et une lectrice féminine) s'apercevra par lui-même des évolutions futures.

Ah oui, last but not least, la rentrée universitaire allemande ne se faisant que le 19 octobre, je serai sur place (normalement...) quelques jours avant, histoire de m'acclimater et m'installer surtout. Donc pour le moment, c'est en direct de la France que je tente de gérer ce blog et son actualisation !

Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une agréable lecture et navigation sur ce blog (pour l'instant, je le reconnais, très basique... mais tout vient à point à qui sait attendre ! )